Evénements du 29 avril 2021

  • A cheval sur le dos des oiseaux

    20.04.2021  >  08.05.2021

    • Théâtre
    Ultime création de la collaboration entre Michael, directeur et Céline, artiste associée. Pour clôturer en beauté, Michael glisse dans les mains de Céline une carte blanche… Elle lui répond :

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    J’écris À cheval sur le dos des oiseaux, un monologue pour Véronique Dumont qui raconte l’arrivée soudaine d’un nourrisson dans la vie d’une femme dite arriérée. En arrière-plan de ce texte, je cherche à m’approcher de ce que Peter Handke appelle le malheur indifférent. De Carine Bielen aussi, une femme précarisée reléguée dès l’enfance vers une filière handicapée, on pourrait dire « elle était, elle fut, elle ne fût rien ». Carine Bielen n’est pas quelqu’un qui paraît, c’est quelqu’un qui est. Elle ne pense pas le monde, elle le vit. Elle ne se révolte pas, elle s’excuse. Comme la société lui a appris à le faire. A bientôt, Céline Écriture et mise en scène : Céline Delbecq Assistanat : Delphine Peraya Scénographie et costumes : Thibaut De Coster et Charly Kleinermann Lumière : Julie Petit-Etienne Régie générale : Aurélie Perret Accompagnement dramaturgique : Jessica Gazon Habillage : Nina Juncker Lansman Éditeur, 2021. Production collective et solidaire Rideau de Bruxelles, Compagnie de la Bête Noire, Théâtre des Ilets/CDN de Montluçon, Centre culturel de Dinant, Centre culturel de Mouscron, Centre culturel de Gembloux, … (en cours) Avec l’aide et le soutien de La Chartreuse – Villeneuve lez Avignon – Centre national des écritures du spectacle.
    Lieu
    Rideau de Bruxelles
    Rue Goffart, 7 A
    1050 Ixelles
    Tél : +32 2 737 16 01
    Réservation : +32 2 737 16 00
    contact@rideaudebruxelles.be
    http://www.rideaudebruxelles.be
  • Birthday

    20.04.2021  >  08.05.2021

    • Théâtre
    Ed, enceint de 9 mois, vient d’arriver à la maternité. La délivrance est proche. Avec Lisa, sa femme, cadre dans une entreprise et surchargée de travail, ils ont décidé d’inverser les rôles : c’est Ed qui porte l’enfant et va donc connaitre les affres de l’accouchement en attendant sa césarienne. Il est inquiet, grognon, injuste...

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    « Si j’avais su que je ne pourrais pas avoir de péridurale…» Ed, enceint de 9 mois, vient d’arriver à la maternité. La délivrance est proche. Avec Lisa, sa femme, cadre dans une entreprise et surchargée de travail, ils ont décidé d’inverser les rôles : c’est Ed qui porte l’enfant. Ed, donc, va connaitre les affres de l’accouchement en attendant sa césarienne. Il est inquiet, grognon, injuste... Et la sage-femme imperturbable et l’obstétricienne, largement débordées par les urgences médicales, ne le rassurent pas beaucoup. Autant qu’une comédie politique sur l’inversion des genres, Birthday est une vraie charge contre les préjugés, le racisme et l’hôpital public anglais, déserté, faute de moyens, par le personnel hospitalier. Birthday, de Joe Penhall a fait un succès remarquable il y a trois saisons au Royal Court à Londres, qui est, décidément, une des grandes sources d’inspiration du Poche. Nonante minutes de divertissement intelligent. Salutaire et plein de rebondissement. Financial Times - Hilarant et provocant. Merveilleusement fertile, pour ainsi dire ... Un anniversaire plein de joie. The Independant - Du théâtre élégant et très efficace. The Daily Telegraph
    Lieu
    Théâtre de Poche
    Chemin du Gymnase, 1 A
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 649 17 27
    Réservation : +32 2 649 17 27
    reservation@poche.be
    http://www.poche.be
  • Villa

    20.04.2021  >  01.05.2021

    • Théâtre

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    Chili, trois femmes qui ne se connaissent pas doivent décider de l’avenir de la Villa Grimaldi, haut lieu de torture et d’extermination de la dictature de Pinochet. Nous ne savons pas qui elles sont ni pourquoi elles ont été choisies. Nous savons juste qu’elles ont deux options. Au final, rien ne s’est passé comme prévu. Elles doivent improviser des nouvelles solutions. Que faire du passé, de notre mémoire ? À quoi cela sert-il de se souvenir ? Devons-nous garder nos lieux d’histoire ? Quelle est la place de l’art dans le présent ? Sarah Siré s’empare de Villa de l’auteur chilien Guillermo Calderon. Grâce à la force d’une parole réelle, ironique et grinçante, le monde du passé et celui du présent s’affrontent, se questionnent, se réconcilient. L’œuvre théâtrale devient ainsi lieu de mémoire, invitation à la réflexion sur notre “devoir de mémoire” et réponse au monde des incroyants de la violence du capitalisme sauvage. De la même façon, nous devenons les héritiers, la génération d’après, incarnée par les trois femmes de Villa. Avec elles, nous comprendrons que les faits du passé sont indéniables, mais qu’il y a toujours une différence dans l’existence de ce passé dans le présent. Texte : Guillermo Calderon Traduction : Vanessa Verstappen, Sarah Siré et Maria José Parga Mise en scène : Sarah Siré Avec : Sophie Jaskulski, Mathilde Lefèvre, Sarah Siré Regard extérieur : Maria-José Parga Scénographie et costumes : Aline Breucker Création lumières : Nelly Framinet Une création Pola asbl, en coproduction avec le Théâtre de la Vie.
    Lieu
    Théâtre de la Vie
    Rue Traversière, 45
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    Tél : +32 2 219 11 86
    Réservation : +32 2 219 60 06
    reservations@theatredelavie.be
    http://www.theatredelavie.be
  • TCHAÏKA

    20.04.2021  >  01.05.2021

    • Théâtre
    Sur un plateau en clair-obscur, une comédienne et une marionnette grandeur nature s’unissent pour se promener librement dans l’univers de La Mouette de Tchekhov. Tchaïka, actrice vieillissante à la mémoire fuyante, se découvre soudain sur scène. Derrière elle, une jeune fille lui rappelle pourquoi elle est là : Interpréter Arkadina lors de ses adieux à la scène dans sa pièce favorite du grand auteur russe. Mais le décor, comme le texte et les autres personnages lui échappent. Vaille que vaille, elle tente de dépasser la confusion qui lui fait confondre la pièce avec sa propre réalité. Par cette vertigineuse mise en abyme, la comédienne et son double manipulé – Tchaïka signifie « mouette » en russe – confrontent les générations et alternent les va-et-vient dans le passé avant de revenir à la trame de la pièce. Choisir de poursuivre ou abandonner, renoncer à incarner la jeune Nina c’est le choix auquel Tchaïka doit se résoudre. À travers la douce mélancolie de l’atmosphère et la précision de l’évocation, Tita Iacobelli et Natacha Belova élèvent l’art de la marionnette au rang de bouleversante performance.

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    Sur un plateau en clair-obscur, une comédienne et une marionnette grandeur nature s’unissent pour se promener librement dans l’univers de La Mouette de Tchekhov. Tchaïka, actrice vieillissante à la mémoire fuyante, se découvre soudain sur scène. Derrière elle, une jeune fille lui rappelle pourquoi elle est là : Interpréter Arkadina lors de ses adieux à la scène dans sa pièce favorite du grand auteur russe. Mais le décor, comme le texte et les autres personnages lui échappent. Vaille que vaille, elle tente de dépasser la confusion qui lui fait confondre la pièce avec sa propre réalité. Par cette vertigineuse mise en abyme, la comédienne et son double manipulé – Tchaïka signifie « mouette » en russe – confrontent les générations et alternent les va-et-vient dans le passé avant de revenir à la trame de la pièce. Choisir de poursuivre ou abandonner, renoncer à incarner la jeune Nina c’est le choix auquel Tchaïka doit se résoudre. À travers la douce mélancolie de l’atmosphère et la précision de l’évocation, Tita Iacobelli et Natacha Belova élèvent l’art de la marionnette au rang de bouleversante performance.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Animans

    27.04.2021  >  29.04.2021

    • Spectacle
    Saison 2020/21 D Festival Création Cie Caminante 60'

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    ANIMANS interroge notre rapport à soi, à l'autre, au monde, dans un dispositif où le public est immergé dans un univers fantastique, pour observer une journée de la vie de trois étranges créatures. Parfumés et élégants, Marva, Nicoro et Anerda se retrouvent coincés dans une journée infinie. Leurs vies sont violemment déterminées par l'inattendu. Ces trois animans subissent les règles d'un système millimétriquement décalé. Leurs actes, bruts et fins à la fois, ne cessent de montrer à un public voyeur(?) des réminiscences animaloïdes. C'est qui ces animans ? ANIMANS est une pièce chorégraphique qui imagine ce qui nous arrive quand les décideurs sont des fanatiques, quand les visionnaires se mettent à couvert, quand nos repères ont disparu et où les individus se réinventent pour tenter quelque chose. Les habitants de ce courageux nouveau monde ont le devoir de recommencer, se réinventer, survivre, s'adapter, sachant qu'ils ont soif de réponses à des questions qu'ils ne savent pas comment poser. En interrogeant notre capacité à et notre volonté d'agir sur notre environnement, ANIMANS nous propose un regard sur notre engagement social. Chorégraphie et interprétation Ana Paula Gusmao, María Montero, Nicola Vacca / Mentoring Steve Purcell / Costumes Sarah Delattre / Son Joshua Vanhaverbeke / Photographie, vidéo et édition Stephen Rusk, Edouard Laloy / Création lumières Joshua Vanhaverbeke compagniecaminante.com Production Compagnie Caminante Co-production Fédération Wallonie-Bruxelles (BE), Théâtre Marni (BE), Studio le Regarde du Cygne (FR), Ambassade de l'Espagne en Belgique (ES) Soutiens Théâtre Marni (BE), Charleroi Danse, Centre Chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (BE), LookIN'OUT (BE), Le 140 (BE), Centre Culturel Wolubilis (BE), Résidence d'artistes du Pays des Collines (BE), Studio le Regard du Cygne (FR), Festival ZOA (FR), Festival Signes de Printemps (FR), CCN de Roubaix - Ballet du Nord (FR), Jardin La Terre Pimprenelle (FR) L'Impasse / Cie Greffe (CH), S'ALA - spazio per artist* (IT) Teatro El Montacargas (ES)
    Lieu
    Théâtre Marni
    Rue de Vergnies, 25
    1050 Ixelles
    Tél : +32 2 639 09 80
    Réservation : +32 2 639 09 82
    info@theatremarni.com
    http://www.theatremarni.com
  • Hors-Jeu

    27.04.2021  >  30.04.2021

    • Théâtre
    Ce sera l’odyssée catastrophe de deux sœurs ayant gagné des places pour la Coupe du Monde au Qatar, mais aussi un tir cadré sur le fracas de la vraie vie : le sexe comme alternative à la grisaille ambiante, la psychose du réchauffement climatique, la schizophrénie de la maternité, la mesure que l’on s’impose et qui tue.

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    SOIRÉE COMPOSÉE AVEC Silent disco de Gurshad Shaheman Entre fiction et réel, Geneviève Damas et Isabelle Defossé quittent les gradins pour fouler le gazon synthétique… Ce sera l’odyssée catastrophe de deux sœurs ayant gagné des places pour la Coupe du Monde au Qatar, mais aussi un tir cadré sur le fracas de la vraie vie : le sexe comme alternative à la grisaille ambiante, la psychose du réchauffement climatique, la schizophrénie de la maternité, la mesure que l’on s’impose et qui tue. Où l’on entendra les Olas du stade, la sueur des plateaux, les anabolisants du vestiaire, le hurlement des loups, le rire de deux comédiennes, hors-jeu. Deux femmes Deux soeurs Toujours hors-jeu Leur a-t-on raconté les règles ? Peut-être qu’on leur a expliqué un autre jeu Auquel elles se sont tenues durant toutes ces années Mais aujourd’hui, Basta ! Un goal Rien qu’un goal Arracher leur part de lumière Sans laquelle personne ne peut vivre Elles courent Foncent derrière le ballon Se font des passes Taclent C’est leur échappée Qui dépasse tout ce qu’elles pouvaient imaginer Elles n’entendent pas les sifflements de l’arbitre Courir Juste ça Les supporters hurlent dans les tribunes Elles courent Les défenseurs adverses peinent loin derrière Elles se fichent du carton rouge Courir Toujours Personne devant Rien qu’un gardien pour l’ultime combat Une mise à mort ? Et s’il s’agissait de tout autre chose Juste toi et moi Hors-jeu Geneviève Damas
    Lieu
    Théâtre Les Tanneurs
    Rue des Tanneurs, 75
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 512 17 84
    Réservation : +32 2 512 17 84
    info@lestanneurs.be
    http://www.lestanneurs.be
  • Silent Disco

    27.04.2021  >  06.05.2021

    • Théâtre
    À l’origine des projets de Gurshad Shaheman, il y a toujours la réalité comme lecture subjective du monde. Il puise son inspiration dans des récits intimes, autant le sien que celui des autres. Dans Silent disco, neuf jeunes filles et garçons, en rupture avec leur famille, se racontent.

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    SOIRÉE COMPOSÉE AVEC : Hors-jeu de Geneviève Damas / Isabelle Defossé (27-30/04) La Convivialité 2 - Une société sans école de Arnaud Hoedt / Jérôme Piron (03-06/05) À l’origine des projets de Gurshad Shaheman, il y a toujours la réalité comme lecture subjective du monde. Il puise son inspiration dans des récits intimes, autant le sien que celui des autres. Dans Silent disco, neuf jeunes filles et garçons, en rupture avec leur famille, se racontent. Dans la lignée directe de ses projets précédents – Pourama Pourama et Il pourra toujours dire que c’est pour l’amour du prophète –, Silent disco interroge la construction de l’identité et l’appartenance au monde. Le spectacle se penche plus spécifiquement sur la sortie de l’adolescence, ce moment-charnière où l’intériorité est à la fois en crise et en sur-affirmation. Moment où l’on se retourne sur son enfance et réinterroge ses liens familiaux. Sur scène, neuf jeunes filles et garçons, entre 17 et 23 ans, sont équipé·e·s d’un casque et dansent sur leur propre musique. Parfois, l'un·e d’entre eux retire son casque, sort de sa bulle et vient raconter aux spectateur·rice·s des bribes de sa propre vie. Rapidement, on comprend le point commun qui rassemble ces jeunes gens : tou·te·s ont vécu une rupture avec leur famille. Violence, abandon ou désamour sont autant de motifs qui peuvent amener de force ou de gré un·e jeune à quitter le domicile parental. Chacun·e est amené·e à mettre en perspective son vécu, par le biais de l’écriture et du théâtre. Petit à petit, la parole se libère et la musique de chacun·e, ce lieu de refuge au quotidien, contamine les autres et se partage. Les récits individuels se succèdent, s’entremêlent et résonnent ensemble pour peindre au final, par petites touches, un portrait allégorique d'une certaine jeunesse.
    Lieu
    Théâtre Les Tanneurs
    Rue des Tanneurs, 75
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 512 17 84
    Réservation : +32 2 512 17 84
    info@lestanneurs.be
    http://www.lestanneurs.be
  • Nassim

    27.04.2021  >  01.05.2021

    • Théâtre
    Chaque soir, un comédien différent monte sur scène avec le dramaturge iranien Nassim Soleimanpour et prend connaissance du scénario placé dans une boîte scellée. Sans répétition ni metteur en scène, seulement guidé en direct par les indications de l’auteur en vidéo, il découvre le texte à mesure qu’il l’interprète, en même temps que le public. Longtemps confiné en Iran avant de finir par s’installer à Berlin, Nassim Soleimanpour a imaginé des pièces qui pourraient être jouées sans lui. Ce fut le principe de la précédente White Rabbit, Red Rabbit, interprétée plus de 1000 fois à travers le monde par des artistes aussi divers que Whoopi Goldberg, Ken Loach ou Charles Berling. Désormais en mesure de voyager avec ses spectacles, Nassim Soleimanpour plonge aujourd’hui son public dans une nouvelle expérience de théâtre pleine d’audace et d’inventivité. Grâce à la dimension à la fois personnelle et universelle de son texte – une histoire qui ressemble à la sienne – et par l’imprévisibilité de la mise en scène, se crée une incroyable complicité entre la scène et le public. Véritable immersion dans l’art de raconter des histoires, Nassim se présente comme un conte philosophique, avec en filigrane, une réflexion sur l’exil et une démonstration sur le langage comme vecteur de division, mais surtout d’unité.

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    Chaque soir, un comédien différent monte sur scène avec le dramaturge iranien Nassim Soleimanpour et prend connaissance du scénario placé dans une boîte scellée. Sans répétition ni metteur en scène, seulement guidé en direct par les indications de l’auteur en vidéo, il découvre le texte à mesure qu’il l’interprète, en même temps que le public. Longtemps confiné en Iran avant de finir par s’installer à Berlin, Nassim Soleimanpour a imaginé des pièces qui pourraient être jouées sans lui. Ce fut le principe de la précédente White Rabbit, Red Rabbit, interprétée plus de 1000 fois à travers le monde par des artistes aussi divers que Whoopi Goldberg, Ken Loach ou Charles Berling. Désormais en mesure de voyager avec ses spectacles, Nassim Soleimanpour plonge aujourd’hui son public dans une nouvelle expérience de théâtre pleine d’audace et d’inventivité. Grâce à la dimension à la fois personnelle et universelle de son texte – une histoire qui ressemble à la sienne – et par l’imprévisibilité de la mise en scène, se crée une incroyable complicité entre la scène et le public. Véritable immersion dans l’art de raconter des histoires, Nassim se présente comme un conte philosophique, avec en filigrane, une réflexion sur l’exil et une démonstration sur le langage comme vecteur de division, mais surtout d’unité.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Midi de la poésie /N’ayez pas pitié de moi

    29.04.2021

    • Divers
    Il y a un peu plus de cent ans, une floraison littéraire et artistique extraordinaire se produisait un peu partout en Europe. Elle prit en Russie le nom d’Age d’Argent. Apparurent alors des poètes qui traversèrent les années tumultueuses et terribles de la Révolution russe. Et beaucoup en moururent. De faim, de chagrin, déportés ou assassinés. Persécutés. Terrorisés. Tous. Des poètes de talent, il y en eut beaucoup. Mais des génies, Il y en eut, dit-on, quatre. Boris Pasternak, le prix Nobel au beau visage, Marina Tsvetaeva, la farouche. Ossip Mandelstam, le poète mort en 1938 pour un poème qui avait fortement déplu à Staline, et son amie, Anna Andreievna Akhmatova dite la Sapho du Nord, surnommée aussi Anna la Bouche d’or de toutes les Russies, ou la Muse des pleurs, et qui exaspéra plus d'une fois le tyran et ses sbires, Jegov, Beria, Jdanov et les autres, pour qui elle était, mi-nonne mi putain, une sorcière. C’est d’Anna Akhmatova dont nous parlerons ici. Et à travers elle, d’un demi-siècle sanglant et déchirant, d’un peuple torturé, de deux guerres, et d’une oeuvre à qui reste le dernier mot. Elle porte entre ses sourcils l'angoisse des siècles, dit d’elle son premier mari, le poète Nicolas Goumiliev. Et pourtant, elle ressemble à tout un chacun et si ses poèmes sont des poèmes d’amour, la tragédie collective qu’elle traverse avec son peuple est le fil rouge de son œuvre. Une tragédie qu’elle prophétise dès ses premiers poèmes.   Geneviève Brisac, normalienne et agrégée de lettres, diplômée de philosophie, a enseigné en Seine-Saint-Denis, a été critique littéraire au Monde pendant une vingtaine d’années, et collabore depuis dix-sept ans à France-Culture. Elle est l’auteur de Petite (1994), et de Week-end de chasse à la mère (prix Fémina 1996) de Une année avec mon père (prix des éditeurs 2013). Elle a publié une quinzaine de romans et d’essais, pour la plupart parus aux Editions de l’Olivier. Elle a également coécrit le scénario du film « Non ma fille tu n’iras pas danser » de Christophe Honoré (2009). Aminata Abdoulaye Hama, née au Niger. Son parcours d'actrice commence en 2008 aux Récréatrales de Ouagadougou. En tournée en Suisse, Isabelle Pousseur l'invite à jouer dans sa mise en scène du « Songe d'une nuit d'été » au Théâtre National Wallonie-Bruxelles. En 2013, Aminata entre à l'INSAS et s'installe à Bruxelles pour une nouvelle vie. En 2018, elle travaille, avec Isabelle Pousseur, sur « J'appartiens au vent qui souffle », un seul en scène autobiographique. Depuis, elle travaille sur de multiples projets avec les metteurs en scène Laetitia Ajanohun, Hakim Bah, Christine Delmotte et Florence Klein.

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    Il y a un peu plus de cent ans, une floraison littéraire et artistique extraordinaire se produisait un peu partout en Europe. Elle prit en Russie le nom d’Age d’Argent. Apparurent alors des poètes qui traversèrent les années tumultueuses et terribles de la Révolution russe. Et beaucoup en moururent. De faim, de chagrin, déportés ou assassinés. Persécutés. Terrorisés. Tous. Des poètes de talent, il y en eut beaucoup. Mais des génies, Il y en eut, dit-on, quatre. Boris Pasternak, le prix Nobel au beau visage, Marina Tsvetaeva, la farouche. Ossip Mandelstam, le poète mort en 1938 pour un poème qui avait fortement déplu à Staline, et son amie, Anna Andreievna Akhmatova dite la Sapho du Nord, surnommée aussi Anna la Bouche d’or de toutes les Russies, ou la Muse des pleurs, et qui exaspéra plus d'une fois le tyran et ses sbires, Jegov, Beria, Jdanov et les autres, pour qui elle était, mi-nonne mi putain, une sorcière. C’est d’Anna Akhmatova dont nous parlerons ici. Et à travers elle, d’un demi-siècle sanglant et déchirant, d’un peuple torturé, de deux guerres, et d’une oeuvre à qui reste le dernier mot. Elle porte entre ses sourcils l'angoisse des siècles, dit d’elle son premier mari, le poète Nicolas Goumiliev. Et pourtant, elle ressemble à tout un chacun et si ses poèmes sont des poèmes d’amour, la tragédie collective qu’elle traverse avec son peuple est le fil rouge de son œuvre. Une tragédie qu’elle prophétise dès ses premiers poèmes.   Geneviève Brisac, normalienne et agrégée de lettres, diplômée de philosophie, a enseigné en Seine-Saint-Denis, a été critique littéraire au Monde pendant une vingtaine d’années, et collabore depuis dix-sept ans à France-Culture. Elle est l’auteur de Petite (1994), et de Week-end de chasse à la mère (prix Fémina 1996) de Une année avec mon père (prix des éditeurs 2013). Elle a publié une quinzaine de romans et d’essais, pour la plupart parus aux Editions de l’Olivier. Elle a également coécrit le scénario du film « Non ma fille tu n’iras pas danser » de Christophe Honoré (2009). Aminata Abdoulaye Hama, née au Niger. Son parcours d'actrice commence en 2008 aux Récréatrales de Ouagadougou. En tournée en Suisse, Isabelle Pousseur l'invite à jouer dans sa mise en scène du « Songe d'une nuit d'été » au Théâtre National Wallonie-Bruxelles. En 2013, Aminata entre à l'INSAS et s'installe à Bruxelles pour une nouvelle vie. En 2018, elle travaille, avec Isabelle Pousseur, sur « J'appartiens au vent qui souffle », un seul en scène autobiographique. Depuis, elle travaille sur de multiples projets avec les metteurs en scène Laetitia Ajanohun, Hakim Bah, Christine Delmotte et Florence Klein.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be